La viticulture biologique

Après quelques décennies au service de l’agriculture biologique (depuis 1970), entre maraîchage et viticulture, le bien-fondé de cette technique ne s’est jamais démenti à nos yeux. Agir par responsabilité autant que par passion, implique un travail de longue haleine et les résultats sont à la hauteur de cette attente.
Le Clos de la Bonnette fut abandonné après la seconde guerre mondiale. Depuis le défrichage et la replantation, il a toujours été travaillé en bio et n’a donc jamais reçu de désherbant.
Concernant les conditions sanitaires, le vignoble bénéficie de l’excellente ventilation de la vallée du Rhône et d’un environnement naturel de bosquets et bois favorable à son équilibre écologique : jamais d’insecticides sur le domaine !
La lutte contre les maladies fongiques (oïdium, mildiou)  passe par des mesures prophylactiques rigoureuses : travail du sol, étalement du feuillage soigné, maîtrise de la vigueur. Le cuivre et le souffre, agréés en bio, ne sont utilisés qu’à faibles doses et en dernier recours.

Nous bénéficions d’une Certification AB, contrôle ECOCERT France.

Adapter la viticulture biologique aux contraintes des coteaux représente un véritable défi. Toute mécanisation classique ainsi que l’aide du cheval sont impossibles en raison des fortes pentes et de l’étroitesse des chaillées.
Nous favorisons un environnement varié autour et au sein de la vigne. Cependant, les contraintes hydriques liées à l’exposition et à la nature du terrain interdisent la concurrence de l’herbe sous les ceps en période de végétation.

Pour pouvoir travailler le vignoble façonné en courbes de niveau et maîtriser ainsi l’herbe, il a fallu mettre au point un outil spécialement adapté au domaine. De conception artisanale et très efficace, il nous permet d’obtenir un résultat satisfaisant sans « casser » la structure du sol. Les finitions se font à la pioche.

C’est ainsi que nous obtenons un terrain souple, vivant et sans problèmes d’érosion. Cela profite non seulement aux ceps de viognier fichés à « l’ancienne » sur échalas, mais également à la faune et à la flore qui contribuent à l’équilibre de la parcelle.